Rendez-nous nos dessins animés

Chaque génération se réfère à des dessins animés qui ont marqué leur temps. Les personnes nées entre 1970 et 2000 peuvent en témoigner. A leur époque, les histoires retranscrites à travers ces fictions mettent souvent en avant certaines dures réalités du monde dans lequel ils vivent. Il s’agit parfois de programmes dits « violents », « profonds » ou encore « dramatiques »… Le tout en conservant cet aspect divertissant évidemment. Mais aujourd’hui, que regardent les enfants ? Avec des thèmes plus légers, l’évolution de l’animation s’est dirigée vers une aseptisation.

Dans les années 80, le manga débarque à la télévision française, faute de productions européennes. La jeunesse découvre alors ces créations japonaises diffusées sur des chaines telles que TF1, Antenne 2, Canal + et la Cinquième. Grâce à des émissions comme « Le Club Dorothée », « Récré A2 » ou « Youpi, l’école est finie », les enfants suivent les aventures de Ken le Survivant, Dragon Ball Z, les Chevaliers du Zodiac, Princesse Sarah, Candy, ou encore Tom Sawyer. Parfois considérés comme inadaptés, ce sont tout de même les programmes préférés des enfants. Et oui, Ce sont de vrais durs à cuire.

Les héros des jeunes de la génération X et Y peuvent être orphelins, pauvres, violents, confrontés à des situations réellement difficiles. Mais aujourd’hui que vivent Paw Patrol, Ranger Bob ou encore Mike le Chevalier ? Pour ces personnages, tout est beau dans le meilleur des mondes. D’ailleurs, les mangas contemporains ne sont pratiquement diffusés que sur les chaines câblées. Et à titre d’exemple, toutes traces de sang a disparu de ces séries. Le CSA (Conseil Supérieur de l’audiovisuel) a en partie provoqué l’aseptisation des dessins animés. En interdisant des contenus ou en imposant la censure, une certaine profondeur a également été évincée des programmes pour enfants.

Un changement dans les programmes télévisés mais également dans les films d’animations. A une époque, les studios Walt Disney pouvaient aborder des thématiques vraiment fortes comme celle de l’enfant privé de repères parentaux, vivant dans le rejet avec Quasimodo (Le Bossu de Notre-Dame, 1996). Il y a la trahison ou encore la mort, on le voit par exemple dans le Roi Lion (1994). R.I.P Mufasa : real G.

Désormais, nous avons le droit à des Disney un peu plus légers. Les scènes tristes se veulent rares pour ne pas heurter la sensibilité des enfants. Mais est-ce réellement la bonne solution que de les laisser grandir dans un monde de bisounours?

Des programmes pour enfants devenus moins durs et moins violents. Mais il semblerait que ces aspects aient été supprimés pour laisser place à la sexualisation des personnages. A titre d’exemple, dans certaines reprises d’anciennes productions, les héroïnes sont plus minces, plus maquillées et ont une allure plus sexy.

Il faut vivre avec son temps, mais tous ces changements sont-ils idéals pour les enfants ? Pas sûr.

Rudyruds

Lache ton com'

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :