Interview – Ferhat « Que l’on soit un joueur confirmé ou un joueur débutant avec l’envie d’apprendre, il y a de la place pour tout le monde »

Il ne quitte jamais le terrain… ou plutôt, le terrain ne le quitte jamais. Que ce soit dans son rôle d’ambassadeur pour l’équipementier Nike ou dans celui d’éducateur sportif au Paris Alésia Football Club, Ferhat privilégie l’échange et l’aspect humain. Il souhaite transmettre ces valeurs à travers le projet mis en place dans ce club de foot du 14e arrondissement de Paris. Faire grandir un club de l’arrondissement qui l’a vu grandir afin que son école de foot soit reconnue pour sa qualité de formation, voilà son objectif. Aujourd’hui, Ferhat mène à bien ce projet et a su trouver la recette pour réunir travail et plaisir… Entretien avec un éducateur-ambassadeur.

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Peux-tu te présenter ?

Ferhat – J’ai 36 ans, je suis le Directeur sportif et responsable de l’école de Foot du Paris Alesia Football Club. En dehors de ça, je travaille dans le marketing. A mes heures perdues, je fais aussi de la photo et de la vidéo car je suis passionné par ces activités. C’est un bon hobby.

Tu as mis en place un projet au Paris Alesia FC, peux-tu nous en parler ?

Depuis une dizaine d’année, j’ai la volonté d’avoir un club d’élite dans le 14éme, car je suis fier de notre arrondissement. J’ai grandi ici, j’y ai passé toute ma jeunesse et mon souhait c’est d’avoir un club qui rayonne en région parisienne. Qu’il soit reconnu pour sa qualité de formation au niveau des enfants. Je sais que cela devient un peu plus compliqué à partir de u15 car la question du championnat, de compétition apparait. Il y a des divisions, il faut monter chaque année et pour pouvoir bien bosser en pré-formation il faut une base solide d’ou l’importance de bien former de U6 à U13.

Pourquoi avoir choisi ce club en particulier pour développer le projet ?

Pour une simple et bonne raison, c’est le deuxième club de l’arrondissement. Il y a deux clubs rivaux ici. J’étais dans l’autre club auparavant, ça ne s’est pas très bien passé, on a dû se séparer. Ce sont des choses qui arrivent dans la vie. Comme il n’y avait pas de réel projet sportif au Paris Alesia, c’était une réelle opportunité. Mais ici, j’ai surtout eu un président qui m’a ouvert les portes de son club, il m’a donné carte blanche pour mettre en place tout mon staff et mener à bien mon projet.

Quels sont tes objectifs à court terme ?

A court terme…je dirais que nous les avons atteint beaucoup plus vite que prévu. C’est notre deuxième saison, et je ne pensais pas qu’on allait rencontrer un tel succès. A notre arrivée, il y avait à peu près 80 enfants pour 3 éducateurs. J’ai commencé la première saison avec une douzaine d’éducateurs, des enfants ont rejoint le club petit à petit. Grâce au succès sportif et la puissance des réseaux sociaux le bruit s’est propagé très, très vite. Nous avons aujourd’hui dépassé la barre des 400 enfants de u6 à u15. Quant à l’objectif à moyen terme, l’idéal serait d’être reconnu pour notre école de foot. L’un des indicateurs permettant de savoir si ton club rayonne ou non, c’est la demande de matchs amicaux de la part de club du 93, 95, 77, du 78, etc. du Paris FC ou même du PSG sur certaines générations… C’est à ce moment là qu’on obtient un réel indicateur, pour moi le Paris FC c’est la meilleure école de foot en Ile de France. Il y’a également l’organisation de nos tournois LIONS CUP…quand tu as 50 candidatures pour 30 places et que les clubs s’intéressent à cet événement c’est quelque part une reconnaissance.

Quelles valeurs essaies-tu de transmettre à travers ce projet ?

Ce projet s’échelonne sur plusieurs niveaux. Il faut savoir que pour moi le plus important c’est l’éducateur. Il est au coeur du projet. Il va transmettre les valeurs. Donc si je ne m’entoure pas des bonnes personnes, surtout celles qui sont riches humainement parlant, ça ne fonctionnera pas. Les diplômes sont importants certes, mais selon moi ce n’est pas la priorité. Les éducateurs peuvent être formés, avoir passé des modules, s’ils ne sont là que par intérêt financier ou par un quelconque intérêt personnel, ça ne va pas marcher. En ce qui concerne les valeurs que je compte inculquer, il y a le respect, la discipline, la rigueur. Apprendre aux enfants à respecter les adultes tout d’abord.. De nos jours les jeunes se permettent trop d’écart avec les adultes, une chose que je ne tolèrerai pas ici. On veut remettre en place cette discipline et ce respect. Ensuite, lorsque je parle de rigueur, il s’agit de montrer aux enfants que quelque soit leur niveau, il y a un projet mis en place et celui-ci répond aux besoins de tout le monde. Que l’on soit un joueur confirmé ou un joueur débutant avec l’envie d’apprendre, il y a de la place pour tout le monde. Avec de la rigueur tout le monde peut progresser. Notre système est basé sur des cycles de travail qui changent de vacances en vacances. A chaque fin de cycle, il y a une évaluation des joueurs faite par les éducateurs. Elle permettra de savoir si le joueur passera à l’échelon supérieur ou au contraire descendra d’un niveau pour se réadapter à ses besoins.

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Tout à l’heure, tu as abordé le sujet des réseaux sociaux. Au Paris Alésia, tu as retravaillé l’image et la communication, penses-tu qu’aujourd’hui c’est un aspect important pour la réussite d’un club ?

Je vais être honnête avec toi, je ne comprends même pas pourquoi ce n’est pas une chose développée au niveau des grandes instances du football. Il faudrait même la création d’un module pour les personnes ayant envie d’aider les clubs en terme de communication. Aujourd’hui, je pense que les réseaux sociaux sont une puissance de frappe incroyable. En plus de cela, il faut avoir une maîtrise des différents outils photo et vidéo. Si l’on peut avoir dans son équipe dirigeante, une personne avec des compétences en terme de montage, de captation, etc., c’est super important. On le voit sur les différentes vidéos que j’ai pu poster sur notre chaîne youtube. On doit être à peu près à 30 ou 40 vidéos, à 2000 vues chacune et pour certaines à plus de 5000 vues. Ceci va au-delà de ce que notre club peut avoir comme public. Je suis amené à travailler avec différents clubs de la région parisienne via mon activité professionnelle et on m’en parle. Je te donne un exemple tout simple, le lancement d’un maillot. Actuellement, on prend ça à la légère mais c’est tout de même une activité au sein du club qui permet d’apporter un peu de vie. Surtout qu’ici on a eu la chance de pouvoir obtenir Marquinhos et Thiago Silva sur le lancement de nos maillots. Cela nous permet de communiquer et travailler l’image du club, sa notoriété. J’ai des enfants qui viennent d’un peu partout de Garges-Les-Gonesses, de Bagneux, Gentilly car ils ont eu cette première impression de club dynamique et plein d’énergie via les vidéos, les photos du club, c’est une chose qui s’est confirmée ensuite sportivement en venant à l’essai chez nous.

Justement, tu as réussi à faire venir des joueurs comme Marquinhos ou Thiago Silva, comment ce genre de connexion a été possible ?

Via mon activité professionnelle pour être honnête. Dans les clubs de foot, il faut savoir s’entourer de personnes qui peuvent t’apporter sportivement, humainement mais aussi professionnellement. Dans mon entourage, j’ai des dirigeants qui ont certaines entrées dans des hôtels. Cela nous permet de faire nos réceptions lorsqu’on accueille les parents. D’autres parents ont des réductions via d’autres activités. J’ai un parent qui travaille dans une concession, il m’a pistonné pour aller chercher un sponsor, donc on s’appuie sur tout le monde. Personnellement, j’ai mes compétences en photo, en vidéo et en communication. Et au delà de l’aspect sportif, j’essaie d’apporter cette touche personnelle et professionnelle qui permet de faire avancer le club à tous les niveaux parce que le critère sportif ne suffit plus de nos jours, nous sommes dans l’ère de l’ultra-connecté.

Ton statut chez Nike te permet de faciliter l’image et la communication du Paris Alesia, peux-tu nous en dire davantage sur ce statut ?

Mon rôle chez Nike est d’être ambassadeur et je suis également le coach Nike Football France pour tous les événements liés à l’opération Nike Most Wanted. Je m’occupe des sessions de recrutement, de la mise en place des séances, des détections sur les différentes étapes à Lyon, Paris et Marseille. Je me charge également du testing des produits à travers les clubs de la région parisienne. Je sillonne la région où j’ai énormément de connexions par l’intermédiaire de coachs avec qui j’ai de bonnes relations.

En tant qu’ambassadeur, parle-nous de l’échange avec la jeunesse, qui reste conséquent ?

C’est surtout dans le but d’avoir une connexion avec notre consommateur. Aller au-delà de cette simple relation consommateur et marque. A travers une saison, j’ai l’occasion de passer deux fois dans un même club, ce qui me permet de pouvoir travailler en direct avec les coachs pour diriger des joueurs sur les événements Nike. Donc c’est d’avantage pour créer une relation entre la marque et le terrain plutôt que de se contenter d’une relation et une démarche commerciale. Tout est une question de communication. Je fais ce métier depuis dix ans et les gens savent que lorsque je débarque ce n’est pas seulement pour faire de la pub mais c’est avant tout pour apporter des événements aux jeunes, rapprocher la marque d’eux et leur montrer que celle-ci est accessible non pas seulement par les produits mais également par les événements. On peut le voir à travers Nike Football X mis en place il y a trois ans et qui prend de plus en plus d’ampleur. C’est un  tournoi de street football à 5. On se déplace directement dans les quartiers, dans les cités où ils ont des terrains de street foot pour pouvoir organiser nos étapes. Ensuite, les meilleures équipes sont qualifiées pour un tournoi qui se déroule toujours dans un lieu complétement dingue. Ce tournoi leur permet de vivre des expériences énormes. On touche plus 2000 joueurs avec un événement comme ça.

Dans le monde du football amateur on pourrait croire que tout le monde te connait plus ou moins, en tout cas en Ile-de-France. Est-ce que tu t’imaginais faire ça auparavant ?

Pour être honnête et comme tous les footeux, j’ai toujours voulu moi-même être professionnel. On nous vend beaucoup de rêve lorsqu’on est enfant. On a beau parcourir la région parisienne, aller jouer en DH ou DSR. Parfois ça ne suffit pas, car les facteurs qui rendent la réussite possible ou non sont nombreux. Mais aujourd’hui ma satisfaction, ma force, ce qui me donne de l’énergie quotidiennement, c’est le fait d’évoluer dans un milieu où j’aime ce que je fais. Je suis tout le temps au contact du football, des consommateurs football…lorsque je parle de consommateurs football, je ne parle pas en terme de produits mais vraiment de personnes amoureuses du football. Elles le consomment aussi bien à la maison qu’en dehors, sur le terrain ou sur PS4 et FIFA, devant leur télé. Mais non, je ne m’imaginais pas du tout faire ça, lorsque j’ai commencé. Je prenais mon activité comme un travail et, au fur et à mesure de mon avancée, de mon évolution, j’ai pris de plus en plus de plaisir. Et je pense que lorsqu’on arrive à travailler dans un milieu qui nous passionne, nous donnons du plaisir, forcément on arrive à se dépasser, mettre les bouchées doubles. Cette jeunesse là, pour moi, elle représente notre futur, les hommes de demain et j’ai envie d’être exemplaire à ce niveau là, que ce soit au sein de mon club par mon comportement et par le projet que je mets en place, ou au niveau de mes relations avec les différents coachs et jeunes de la région parisienne. Être un exemple et leur dire que parfois, même si on ne commence pas tous sur la même ligne de départ, que l’on rencontre des difficultés, avec de la volonté, de la hargne, du dépassement de soi, même professionnellement, il est possible d’atteindre des choses qui à la fin nous surprennent agréablement.

Ferhat et Fekir

Tu as la chance de côtoyer des sportifs professionnels ou encore des artistes. Aujourd’hui quel est ton meilleur souvenir ou l’expérience que tu retiens le plus ?

J’en ai eu plusieurs. Il y en a une qui a été très courte, avec Ronaldo, R9. C’était lors d’un événement Nike privé et il était présent. J’ai eu l’occasion de le croiser et de pouvoir lui présenter une dizaine de jeunes qui étaient avec moi ce jour-là. Justement, pour faire une démonstration football et j’ai réussi à l’accrocher. D’ailleurs il s’est pris au jeu. Il est descendu de sa voiture pour faire des photos avec nos jeunes et échanger avec eux. Après, j’ai de nombreux souvenirs. Je ne sais pas s’il y en a un meilleur que l’autre tellement ils sont nombreux et tous top. J’ai rencontré Zlatan aussi, c’est un personnage vraiment attachant. On l’aime ou on ne l’aime pas. Pour te donner un exemple, il n’avait que cinq minutes pour signer des autographes. Il a voulu rester plus longtemps car il y avait beaucoup de monde en face de lui. Et il ne voulait décevoir personne. C’est ce type de comportement qui le rend beaucoup plus admirable. Mais l’expérience qui m’a vraiment marquée, c’est mon voyage en Espagne pour la finale mondiale de The Chance. Il y avait Laurent Blanc et j’ai eu l’occasion de parler de football avec lui plusieurs heures. J’ai énormément apprécié sa vision du Football et sa vision du jeu. Notre échange a été très enrichissant pour moi donc c’est l’expérience qui m’a le plus marquée.

Il y a de plus en plus d’événements Nike, comme Football X ou Most Wanted . Est-ce qu’il y a déjà réellement eu des débouchés pour certains joueurs ?

Ce qu’il faut savoir sur le programme Most Wanted et sur la Nike Academy, c’est que 150 joueurs  ont intégré l’académie et 52 ont signé professionnels. Des contrats qui vont de D3, D2, à D1. Donc « grâce » ? Je dirais oui et non, car nous notre volonté est d’apporter un cadre et des outils à des joueurs. Pour te donner un exemple, le vivier en région parisienne est énorme. La concurrence est farouche, alors pour pouvoir sortir de ce vivier de nos jours, un joueur évoluant en u19 DH ou faisant partie d’un groupe CFA 2, CFA, peut-être qu’avec trois entrainements par semaine, plus le lyçée, le stress, les transports, etc., il n’a pas nécessairement les moyens de s’exprimer et d’être au top de sa forme. Ce que l’on propose, c’est de tenter d’intégrer l’académie et à partir de là, leur cadre reste tout de même assez génial. Saint Georges Park, le Clairefontaine anglais. Ils sont pris en main par un vrai staff professionnel, que ce soit sur le plan sportif ou médical. Ils suivent des cours et passent leur diplôme. En fin de semaine, il joue contre des équipes réserves de clubs professionnels. Ils ont aussi l’occasion de jouer contre les u19 du Barça, du PSG, de l’Inter de Milan, etc. On leur donne seulement des possibilités, sans avoir la prétention de dire que l’on va transformer ces joueurs en professionnel ou de dire qu’ils deviennent professionnels grâce à nous. Après, il y en a certains qui sont prédestinés. Yacine Bammou, pour l’avoir connu, je peux te dire que c’est un exemple. Si je devais retenir un jeune parmi tous ceux que j’ai croisé depuis dix ans, c’est lui. Pourquoi ? Parce que ça rejoint ce que je te disais tout à l’heure sur les valeurs que je souhaite transmettre aux jeunes. Yacine c’était quelqu’un de très respectueux, très discipliné et qui avait beaucoup de rigueur. Lorsque je l’appelais pour des missions, il était toujours là à l’heure, souriant, dynamique. Il ne se plaignait jamais. Dans le football c’était toujours le premier à arriver et le dernier à partir. Il voulait absolument percer, il a essayé par tous les moyens que ce soit par Most Wanted , l’ACBB ou les différents clubs par lesquels il est passé. Aujourd’hui, s’il a réussi, c’est une bonne surprise mais ça ne m’étonne pas plus que ça car c’est mérité et je suis content pour lui.

Ferhat football

Tu as eu l’occasion de voir tellement de joueurs, est-ce qu’il t’arrive encore de tomber sur certains qui t’impressionnent énormément ?

Tu sais le problème, c’est qu’aujourd’hui, si ces joueurs là ne sont pas devenus des cracks ou qu’ils sont peut-être des futurs cracks, qu’ils ont peut être raté le parcours centre de formation, c’est parce que dans un premier temps tout se passe au niveau mental. Il y a énormément de bons joueurs en région parisienne, mais la plupart de ceux qui ne réussissent pas, c’est parce que dans la tête, quelque chose ne va pas. Ceux sont des joueurs qui manquent soit de rigueur, soit de discipline ou ils n’ont pas une bonne hygiène de vie. Mais sur la dernière édition de Most Wanted, il y a trois ou quatre joueurs qui m’ont vraiment, vraiment impressionnés. Je me dis que ce sont des joueurs qui ont certainement raté quelque chose. Peut-être que s’ils arrivent à obtenir leur place à la Nike Academy, grâce aux outils et la structure mis à leur disposition, ils accrocheront leur rêve. Mais oui, il y a encore des joueurs qui m’impressionnent que ce soit par leur technique, leur agilité, leur vision de jeu…

De quoi te qualifierais-tu finalement…coach, ambassadeur, éducateur ?

Moi je me considère beaucoup plus comme un éducateur dans mon club car ça englobe la partie sportive et humaine. Il y a l’aspect football mais il y aussi ceux que l’on suit à l’école. Par exemple, on fait du soutien scolaire par l’intermédiaire de nos stages ou certains de nos éducateurs. Et ambassadeur…oui, je suis ambassadeur pour la marque via tous nos évènements Foot, et coach pour Nike Most Wanted avec la mise en place de tout un programme d’entrainement pour les détections. Un sacré cocktail non ?

Ferhat Football 2

Pour conclure que pourrait-on te souhaiter pour le reste de la saison ? As-tu un message à faire passer à ceux qui liront cette interview ?

La première chose, j’aimerais que la France aille en finale de l’Euro 2016. La deuxième que la Turquie aille au moins en demi-finale, par rapport à mes origines (il sourit). Et en ce qui concerne tout ce qui se passe actuellement dans le monde, j’espère qu’il n’y aura pas de choses graves qui viendront perturber cette belle et grande compétition que tout le monde attend et qu’on a la chance d’accueillir. Mon message à toutes les personnes qui liront cette interview que ce soit les parents, les joueurs, les éducateurs, les coachs ou peu importe… C’est qu’ils prennent soin de la jeunesse, qu’ils pardonnent aux jeunes leurs erreurs car tout le monde peut en commettre. Que chacun insiste sur la discipline, le respect, la rigueur, et l’ouverture vers les autres. Que personne ne se ferme. On avance dans un monde de plus en plus ouvert sur les réseaux sociaux et sur internet, mais qui est de plus en plus fermé dans l’esprit, dans la vie réelle. Il faudrait inverser cette tendance. La France est belle car il y a « des blacks, des beurres et des blancs ». Elle est belle car il y a des juifs, des chrétiens, des musulmans et des athées. C’est aussi ce qui fait la richesse du football et c’est ce qui le rend beau. A nous de maintenir au mieux cet équilibre et cet arc-en-ciel avec nos rôles d’éducateurs.

Ce mélange de toutes les origines, confessions, niveau social est à l’image du football et des 14 joueurs lors d’un match.

Il y’a celui qui est rapide, celui qui est costaud, celui qui est intelligent, celui qui est précis, celui qui est explosif, celui qui est un leader, celui qui est technique…autant de joueurs différents mais qui oeuvrent pour UN collectif….et pour moi ca doit être ça notre rôle, apprendre aux joueurs que c’est par nos différences et en combinant nos forces que nous formerons une société de demain ouverte dans le cœur et les esprits.

Propos recueillis par Chris.K et Rudyruds

 

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